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La Salafiyyah, c'est l'Islam Authentique

L'Islam authentique est fondé sur le Coran et la Sounnah selon la Compréhension des Pieux Prédécesseurs

Publié par Abou 'Othman sur
Publié dans : #Histoire, #Iran, #Califat, #Pieux Prédécesseurs, #Savant, #Sounnah, #Croyance, #Guerre, #Secte, #Shiite

La Perse islamique, de la conquête islamique à l'arrivée des Safavides

La Perse est une région qui a donné très tôt dans l'Histoire de nobles représentants aux Musulmans.

Parmi les Perses restés célèbres :

- Salim, l'affranchi d'Abou Houdheyfah, le Compagnon (m. 12 H.)
- Salman al-Farsi, le Compagnon (m. 36 H.)
- Feyrouz ad-Deylami, le Compagnon (m. 53 H.)
- Mounabbih Ibn Kamil, le Compagnon
- Mihran Ibn Farakh, le Compagnon
- Tawous Ibn Keysan, le Suiveur (m. 106 H.)
- Souleyman Ibn Mihran al-A'mash, le Suiveur (m. 148 H.)
- Abou Hanifah, grand Imam (m. 150 H.)
- Sibaweyh al-Farsi, grammairien de la langue arabe (m. 180 H.)
- al-Boukhari, savant du Hadith (m. 256 H.)
- Abou Hatim ar-Razi, savant du Hadith (m. 277 H.)
- at-Tirmidhi, savant du Hadith (m. 279 H.)
- an-Nasa~i, savant du Hadith (m. 303 H.)
- at-Tabari, exégète du Coran et historien (m. 310 H.)
- Ibn Mandah, savant du Hadith (m. 369 H.)
- Ibn Darastaweyh al-Farsi, grammairien de la langue arabe (m. 347 H.)
- al-Hakim an-Neysabouri, savant du Hadith (m. 405 H.)
- Abou Nou'eym al-Asbahani, grand savant (m. 430 H.)
- Ibn Hazm al-Andalousi, grand savant (m. 456 H.)
- al-Bayhaqi, grand savant (m. 458 H.)
...

 

D'autres grands noms de l'Islam sont nés en Perse, tout en ayant des origines arabes ou autres.

 

Parmi eux :

- Haroun ar-Rashid, Calife abbasside (m. 193 H.)
- Mouslim, savant du Hadith, d'origine arabe qoureyshite (m. 261 H.)
- Ibn Madjah, savant du Hadith, d'origine arabe (m. 273 H.)
- Abou Dawoud as-Sidjistani, savant du Hadith, d'origine arabe azdite (m. 275 H.) et son fils (Ibn Abi Dawoud as-Sidjistani), savant du Hadith (m. 316 H.)
...


Du fait de la proximité de la Perse avec la Péninsule des Arabes et des relations (économiques, humaines, politiques...) qui existaient à cette époque entre ces deux grandes régions, certains Arabes maîtrisaient la langue persane. Ainsi, il est rapporté dans un hadith que le Compagnon Abou Houreyrah parlait le persan.


L'histoire de Salman al-Farsi :

Le chemin parcouru par Salman al-Farsi

Le chemin parcouru par Salman al-Farsi

La conquête de la Perse

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La conquête islamique de la Perse fut initiée sous le Califat de 'Omar al-Farouq, qu'Allah l'agrée, mais les combats contre les Perses et leurs vassaux arabes avaient déjà eu lieu en Iraq, sous le Califat d'Abou Bakr as-Siddiq, qu'Allah l'agrée. 

Les premières expéditions contre les Perses furent menées par al-Mouthanna Ibn Harithah ash-Sheybani, suite à sa campagne victorieuse contre les apostats du Bahreyn. Il remporta plusieurs batailles contre les Perses à l'Ouest de leur Empire, dans la région de l'Arabistan, où des dynasties arabes s'étaient établies et servaient l'Empire des Perses Sassanides. 

Par la suite, le Calife Abou Bakr envoya Khalid Ibn Walid pour prendre la tête des armées dans la région de l'Iraq. Il s'empara de la ville d'al-Hirah, capitale d'un état arabe soumis aux Perses, avant de repartir cette fois pour le Sham, afin de combattre les Romains, laissant le commandement des armées d'Iraq à al-Mouthanna ash-Sheybani.

Lorsque 'Omar al-Farouq devint Calife, il envoya des renforts en Iraq, avec à leur tête Abou 'Obeyd Ibn Mas'oud ath-Thaqafi et les Musulmans purent livrer plusieurs batailles aux Perses. Parmi elles, on compte notamment :

La bataille d'an-Namariq en l'an 13 H. :

Rostam, le commandant des forces perses, avait pour objectif la reconquête d'al-Hirah. Il envoya une armée attaquer les Musulmans. La bataille eut lieu à an-Namariq, entre al-Hirah et al-Qadisiyyah. Les Perses furent défaits tour à tour par al-Mouthanna ash-Sheybani puis par Abou 'Obeyd ath-Thaqafi.

Bataille du Pont en l'an 13 H. :

Par le suite, les Musulmans affrontèrent les Perses sur l'Euphrate. Lors de cette bataille, Abou 'Obeyd ath-Thaqafi mourut en martyr et al-Mouthanna ash-Sheybani fut blessé.

La bataille d'al-Qadisiyyah en l'an 14 H. :

Les Perses ayant concentré leurs forces à al-Mada~in (Ctésiphon), la capitale de l'Empire, le Calife 'Omar envoya Sa'd Ibn Abi Waqqas à la tête de 35 000 combattants pour les déloger. Entre temps, al-Mouthanna ash-Sheybani décéda des suites de sa blessure. Sa'd Ibn Abi Waqqas s'installa à al-Qadisiyyah et envoya des émissaires à Yazdagard, le roi des Perses. Ce dernier refusa d'embrasser l'Islam, renvoya sèchement les émissaires et ordonna à Rostam de marcher contre les hommes de Sa'd Ibn Abi Waqqas. Le commandant en chef de l'armée perse se dirigea donc vers les Musulmans avec 120 000 soldats et une trentaine d'éléphants. Durant plusieurs jours, les émissaires musulmans invitèrent Rostam à adhérer à l'Islam ou bien à payer la capitation ou alors en cas de refus à la guerre. Rostam choisit cette dernière option et les armées s'affrontèrent.

Les combats durèrent pendant plusieurs jours et les Musulmans rencontrèrent une grande difficulté face aux éléphants des Perses qui effarouchaient les chevaux de la cavalerie musulmane. Finalement, après qu'un vent violent eût dévasté le campement des Perses, ces derniers furent pris de panique, certains d'entre eux fuirent le champ de bataille et Rostam fut tué, ce qui acheva de démoraliser les troupes perses. 

A la fin de la bataille, les Musulmans victorieux comptaient 8 500 martyrs, tandis que les Perses avaient perdu 80 000 hommes.

La conquête d'al-Mada~in en l'an 16 H. :

Suite à leur victoire à al-Qadisiyyah, les Musulmans poursuivirent leur avancée en territoire perse. Sa'd Ibn Abi Waqqas s'empara de la capitale perse, al-Mada~in, abandonnée par ses occupants stupéfaits, qui ont préféré fuir et se regrouper, plutôt que de tenir un siège.

La bataille de Nahavand en l'an 21 H. :

Après la conquête d'al-Mada~in, les armées perses se rassemblèrent dans le Nord de l'Empire. A Nahavand, ils étaient 150 000 combattants. Le Calife 'Omar envoya 30 000 hommes pour les affronter. Les premiers combats furent favorables aux Musulmans, ce qui poussa les Perses à se retrancher derrière leurs murs. Sur les conseils de stratèges, les Musulmans tendirent un piège aux Perses, en envoyant un détachement de soldats pour les provoquer. Les Perses sortirent pour les attaquer et les suivirent jusqu'à une vallée étroite où le reste de l'armée musulmane les attendait. La bataille fit rage et al-Nou'man Ibn al-Mouqarrin, qui commandait les Musulmans, tomba en martyr. 

Cependant, les Musulmans remportèrent la victoire et plus de 100 000 Perses furent tués. Ce fut l'une des plus grandes victoires des Musulmans contre les Perses. Après cette bataille, le roi des Perses, Yazdagard, n'aura de cesse de fuir vers le Sud et l'Est de son Empire.

Suite à la mort du Calife 'Omar, lâchement assassiné par le criminel Abou Lou~lou~ah al-Madjousi, un Perse capturé lors de la bataille d'al-Qadisiyyah, 'Othman Dhou al-Noureyn devint Calife et continua la conquête de la Perse vers l'Est.

Le mouvement des armées musulmanes lors de la campagne de Perse

Le mouvement des armées musulmanes lors de la campagne de Perse

Un géant parmi les Pieux Prédécesseurs : al-A'mash

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Son nom est Souleyman Ibn Mihran (61-148 H.), aussi connu sous le nom d'al-A'mash ("Le Malvoyant"). Il vient de la ville de Rey [ville englobée de nos jours dans Téhéran, la capitale iranienne]. Il est né en l'an 61 de l'Hégire, l'année durant laquelle al-Houseyn Ibn 'Ali, qu'Allah les agrée, fut tué, qui est également l'année de naissance de 'Omar Ibn 'Abd Al-'Aziz, qui deviendra le huitième calife omeyyade.

Al-A’mash est l'un des grands Pieux Prédécesseurs de notre communauté, un géant parmi les Gens de la Sounnah. Il rencontra de nombreux Compagnons et apprit auprès d'eux. Parmi ces Compagnons, il y a Anas Ibn Malik (m. 93 H.) et 'Abd Allah Ibn Abi Awfa. Il rapporta d'eux de nombreux ahadith. Il a aussi rapporté des ahadith appris auprès des principaux Suiveurs, notamment auprès de Sa'id Ibn Djoubeyr (m. 65 H.).

Comme beaucoup d'autres Persans, il était un mawla (un client) d'une tribu arabe, mais son origine perse a été attestée.

Citons, par exemple, ce que dit l'Imam adh-Dhahabi à son sujet :

« Souleyman Ibn Mihran, l'Imam, le Sheykh oul-Islam, le Sheykh des Récitateurs [du Coran] et des Savants du Hadith [...] Il était originaire de Rey. Il a aussi été dit qu'il est né dans un village du Tabaristan [région situé au Nord de l'Iran], puis alors qu'il était jeune enfant, il déménagea à Koufah, en Iraq. »

De nombreuses personnes ont rapporté dans les écrits son effort pour la Religion, sa droiture et sa personnalité.

Les Imams Abou Hatim (m. 277 H.) et Abou Zour'ah (m. 264 H.), deux joyaux de la Perse islamique

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La Croyance des deux Razis en audio

La Croyance de deux Razis en lecture

L'Imam at-Tabari

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Abou Dja’far Mohammed Ibn Djarir at-Tabari (224-310 H.) fut un éminent et influent savant persan, historien et exégète du Saint Coran, médecin, mathématicien, poète, grammairien... Il est originaire du Tabaristan, une région située au Nord de la Perse et au Sud de la mer Caspienne (mer de Qazwin ou mer Khazare), plus précisément de la cité d'Amol.

Parmi ses enseignants figurent Abou 'Abd Allah Mohammed Ibn Houmeyd ar-Razi, un autre savant persan, versé dans la science du Hadith, originaire de Rey et Mohammed Ibn Dawoud az-Zahiri, le fondateur de l'école zahirite, originaire d'Isfahan, au cœur de la Perse.

Ses œuvres les plus célèbres sont Djami' al-Bayan 'an Ta~wil ay al-Qor~an (Recueil des Déclarations sur l'Interprétation du Coran), mieux connue sous le nom de Tasfir at-Tabari, et Tarikh ar-Rousoul wa al-Moulouk (Histoire des Messagers et des Rois), mieux connue sous le nom de Tarikh at-Tabari, dans laquelle at-Tabari relate l'Histoire, depuis le début de la Création jusqu'à son époque.
 

Poème sur la 'Aqidah (Croyance) - al-Ha~iyyah d'Ibn Abi Dawoud as-Sidjistani

Ibn Abi Dawoud as-Sidjistani (m. 316 H.) est le fils d'Abou Dawoud (202-275 H.), l'Imam des Gens du Hadith et l'auteur, entre autres, d'un recueil de ahadith, le Sounan Abi Dawoud.

Ils sont originaires de Sidjistan (Sistan), dans le Sud-Est de l'Iran.

La perle précieuse du pays des Perses : Ibn Mandah

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Son nom est Abou 'Abd Allah Mohammed Ibn Is~haq Ibn Mandah al-Asbahani (310-395 H.). Il vient de la ville d'Ispahan. Il descend d'une famille perse qui a embrassé l'Islam. Il voyagea et acquit ainsi, par la grâce d'Allah, une grande connaissance dans la science et le Hadith. Il est l'auteur de nombreux ouvrages.

Ibn Mandah est sorti rechercher la science à l'âge de 20 ans, il est rentré 45 ans après, à l'âge de 65 ans. Il s'est alors marié et eut plusieurs enfants.

Ibn Mandah a dit :

« J'ai parcouru l'Orient et l'Occident deux fois et je n'ai entendu des innovateurs aucun hadith. »

Dans le Tarikh de Yahya Ibn Mandah, Abou 'Abd Allah Ibn Mandah a dit :

« Je n'ai jamais pris de médicament et jamais rien accepté de personne. »

Adh-Dhahabi a dit à propos de lui et des Fils de Mandah (Banou Mandah) :

« L'Imam, le Hafidh, le globe-trotteur, le Mouhaddith de l'Islam, Mohammed Ibn Is~haq Ibn Mandah, l'auteur d'ouvrages... »

« Je ne connais personne qui n'ait voyagé plus que lui, ni même qui n'ait rassemblé plus de ahadith que lui. »

« Je ne connais pas une famille de rapporteurs de ahadith comme les Fils de Mandah. »

Ahmed Ibn Dja'far al-Hafidh a dit à propos de lui :

« J'ai écrit de plus de mille shouyoukh [pluriel de sheykh], aucun n'avait mémorisé plus qu'Ibn Mandah. »

Al-Batirqani a dit :

« L'Imam de son époque Abou Ahmed al-Assal a écrit à Ibn Mandah, qui était à Neysabour [Nishapour dans le Khorasan], au sujet d'un hadith problématique. »

Le célèbre Abou Isma'il al-Ansari al-Harawi a dit :

« Abou 'Abd Allah Ibn Mandah est le maître des gens de son époque. »

Malgré la grande animosité entre Abou Nou'eym (un autre savant Persan de la ville d'Ispahan également) et Ibn Mandah, le premier a dit du second :

« Une montagne parmi les montagnes. »

Abou 'Ali al-Hafidh a dit :

« Les Banou Mandah sont les plus grands mémorisateurs du monde dans le passé et actuellement, ne voyez-vous pas Abou 'Abd Allah ?! »

 

Les dynasties persanes
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Entre le IIIe et le Ve siècle hégirien (IXe et XIe siècles grégoriens), plusieurs dynasties persanes ont dirigé certaines provinces de l'Empire Abbasside pour le compte du Califat.

Ce dernier est alors affaibli et doit déléguer certaines régions à des dynasties locales. Dans le Maghreb, par exemple, les Aghlabides dirigent l'Ifriqiyah.

En Perse, les Califes abbassides s'appuyent sur des dynasties persanes. Parmi elles, on compte les Tahirides, les Saffarides, les Samanides, les Ziyarides...

Certaines dynasties persanes vont même dominer le Califat et imposer un protectorat au Calife, comme les Bouyides.

Le Califat Abbasside et ses état vassaux

Le Califat Abbasside et ses état vassaux

 Carte de la région de l'Iran vers l'an 400 H. (~1000 G.)

Carte de la région de l'Iran vers l'an 400 H. (~1000 G.)

eLes Tahirides sont une dynastie persane sunnite qui gouverne le Khorasan durant le IIIe siècle hégirien (IXe siècle grégorien) pour le compte du Califat Abbasside et en remerciement de services rendus. Ils seront vaincus par les Saffarides.

Les Saffarides sont une dynastie persane sunnite qui domine la région du Sistan et du Khorasan entre le IIIe et le IVe siècle hégirien (IXe et Xe siècles grégoriens). Ils seront vaincus par les Samanides.

Etats tahiride et saffaride

Etats tahiride et saffaride

Les Samanides sont une dynastie persane sunnite qui descend d'un Perse issu de la noblesse. Ils dominent la région du Khorasan et de la Transoxiane (en arabe :ماوراء النهر / ma waraa an-Nahr, ce qui est au-delà le Fleuve) entre le IIIe et le IVe siècle hégirien (IXe et Xe siècles grégoriens). Ils propagent activement l'Islam (sunnite) auprès des peuples de la région. Ils seront finalement submergés par les Turcs d'Asie Centrale.

Etat samanide

Etat samanide

Les Bouyides sont une dynastie persane shiite originaire du Nord de l'Iran, qui domine la région de la Perse et de l'Iraq persan entre le IVe et le Ve siècle hégirien (Xe et XIe siècles grégoriens). Ils imposèrent au Califat Abbasside sunnite un protectorat qui ne prendra fin qu'avec l'arrivée des Turcs Seldjouqides.

Etat bouyide

Etat bouyide

Rey

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La ville de Rey (الري, également orthographiée Ray ou Rayy), située de nos jours en Iran, était l'une des plus grandes villes de la Perse islamique.

Après la conquête en l'an 16 H. d'al-Mada~in, capitale de l'Empire Perse, par les troupes musulmanes, l'Empereur Yazdagard s'enfuit vers le Nord de la Perse. Il installe ses quartiers généraux à Rey afin d'organiser une contre-offensive, mais sans succès. Rey fut finalement prise par les armées d'al-Nou'man Ibn al-Mouqarrin vers l'an 22 de l'Hégire.

Par la suite, la ville fut le théâtre de plusieurs rébellions, mais en l'an 25 H., elle accepta finalement de payer la capitation.

Lors de la conquête du pouvoir par les Abbassides, venus du Khorasan, à l'Est, Rey est une ville-clé pour le contrôle de la région.

A cause de sa position stratégique, Rey est la deuxième ville de l'Empire Abbasside après Baghdad. Abou 'Abd Allah Mohammed Ibn 'Abd Allah al-Mansour, futur Calife abbasside al-Mahdi, y fut nommé gouverneur. Il rebâtit la ville et la renomma al-Mouhammadiyyah. Son fils, Haroun ar-Rashid, futur Calife abbasside, y naquit.

Cette ville a été un foyer de contestation pendant tout le Califat Abbasside. Zoroastriens, moutazilites et shiites de toutes les sectes y ont trouvé refuge.

Lors de la période d'éclatement de l'Empire Abbasside, Rey est contrôlée tour à tour par les dynasties persanes sunnites des Tahirides et des Samanides et elle devient la capitale du Royaume des Bouyides, une dynastie shiite, au IVe siècle hégirien (Xe siècle grégorien).

Vers l'an 420 H., le Sultan Mahmoud, de la dynastie des, Ghaznévides (dynastie musulmane sunnite d'origine turque), prend la ville aux shiites. Puis, Rey tombe aux mains des Seldjouqides en 433 de l'Hégire. Toughril Beg, en fait sa capitale. Elle devient l'enjeu de rivalités entre les princes turcs, qui se disputent son contrôle.

La ville est totalement détruite par les Mongols au VIIe siècle hégirien (XIII siècle grégorien) et ne se relève plus.

Après que les Qadjars établissent leur capitale en 1200 H. à Téhéran, Rey en devient au fil des années un faubourg dépendant.

Parmi les grands noms qui y sont nés :

- le Calife abbasside Haroun ar-Rashid (m. 193 H.)
- Abou Zour'ah ar-Razi, savant du Hadith (m. 264 H.)
- Abou Hatim ar-Razi, savant du Hadith (m. 277 H.)

L'alphabet arabo-persan

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Après la conquête islamique de la Perse, les Perses adoptèrent l'alphabet arabe pour écrire en langue persane (le farsi), tout en y apportant des modifications. Ils ajoutèrent 4 nouvelles lettres aux 28 lettres de l'alphabet arabe afin de transcrire des sons inexistants en arabe, tels que le "pe" ou le "tshe". Ainsi, le nouvel alphabet persan, basé sur les lettres arabes, contient 32 lettres.

Avant l'arrivée de l'Islam, les Perses utilisaient le pahlavi, un alphabet issu d'une nation sémite, les Araméens, et qui s'écrivait de droite à gauche. L'écriture en moyen-persan fut développée à partir de l'écriture araméenne et devint l'alphabet officiel sous l'Empire Sassanide (224-651 après Jésus Fils de Marie, que la paix soit sur eux). Il changea légèrement pendant sa période d'utilisation, mais vers le Ve siècle après la naissance de Jésus Fils de Marie, que la paix soit sur eux, il engendra un certain nombre de nouveaux alphabets tels que l'alphabet avestique. Ainsi, il n'y avait pas d'alphabet purement persan, d'où l'adoption de l'arabe pour transcrire le persan (comme l'écriture sémite araméenne dans le passé).

Alphabet arabo-persan

Alphabet arabo-persan

Plus tard, les calligraphes persans contribuèrent à la codification de l'écriture arabe, mais ces styles d'écriture n'étaient pas toujours adaptés à l'arabo-persan.

Pour cette raison, plusieurs types de calligraphie furent inventés, dont le Nasta'liq.

Le maître calligraphe iranien Mir 'Ali at-Tabrizi (m. 850 H.) eut l'idée de créer un style calligraphique entièrement basé sur les courbes naturelles. Il eut cette inspiration en observant un vol d'oies dans le ciel. Il pensa immédiatement à une combinaison entre deux styles anciens : le Naskh (style arabe) et le Ta'liq (style arabo-persan). Ainsi fut inventée la calligraphie arabo-persane, appelée Nasta'liq, encore utilisée de nos jours en Iran, en Afghanistan et au Pakistan.

Ecriture en Nasta'liq

Ecriture en Nasta'liq

La contribution des Persans au rayonnement intellectuel du Monde Islamique

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Ibn Khaldoun (m. 808 H.) dit sur les Persans dans son oeuvre al-Mouqaddimah :

« C'est un fait remarquable que, à quelques exceptions près, la plupart des érudits musulmans, que cela soit dans la science religieuse ou dans les sciences intellectuelles, ont été des non-Arabes ['Adjam, c'est-à-dire des Persans*]. Même si un érudit est d'origine arabe, il est persan de par la langue et l'éducation et il a des enseignants persans. »

« Les fondateurs de la grammaire [arabe] étaient Sibaweyh [m. 180 H.] et, après lui, [Abou 'Ali] al-Farsi [m. 377 H.] et az-Zadjdjadj [m. 337 H.]. Tous étaient d'origine non-arabe [persane], cependant ils ont été élevés dans la pratique de la langue arabe et ont acquis la connaissance de celle-ci grâce à leur éducation et par le contact avec les Arabes du désert. Ils codifièrent les règles de cette langue et firent [de la grammaire] une discipline pour les générations suivantes.

Il en fut encore ainsi des personnes [les savants du Hadith] qui savaient par cœur les Traditions Sacrées [les Ahadith] et qui les avaient conservées dans leur mémoire, au grand profit des Musulmans. La plupart d’entre eux appartenaient à la race persane ou s’étaient assimilés aux Persans par le langage et par l’éducation. Cela tenait au grand progrès que la culture de cette branche de connaissances avait fait en Iraq et dans les pays au-delà. Tous les grands savants qui ont traité des principes fondamentaux de la Jurisprudence [le Fiqh], tous ceux qui se sont distingués dans la théologie dogmatique [la 'Aqidah] et la plupart de ceux qui ont cultivé l’exégèse coranique [le Tafsir] étaient des Persans, comme nous le savons. Il n’y eut alors que des hommes de cette race pour se dévouer à la conservation des connaissances et à la tâche de les mettre par écrit. Cela suffit pour démontrer la vérité de la parole attribuée au Prophète : « Si la Foi était suspendue aux plus hautes étoiles dans le ciel, il y aurait des gens parmi les Persans pour s’en emparer. » [...] Ce que nous venons d’exposer ici montre pourquoi les hommes les plus versés dans la connaissance de la Loi [islamique] étaient presque tous des Persans. »

« Passons aux sciences intellectuelles [c'est-à-dire non-religieuses]. Elles ne parurent chez les Musulmans qu’après l’époque où les savants et les auteurs de traités scientifiques eurent commencé à former une classe distincte [dans la société]. L’enseignement de toutes les sciences devint alors un art spécial aux Persans, étant tout à fait négligé par les Arabes. Ceux-ci dédaignaient l’exercer. Les seules personnes qui s’en chargèrent furent des Persans [...]. »

« Je dois toutefois faire observer qu’en Orient ce qui reste en fait de calligraphie se trouve seulement chez les Persans. »

* Le mot 'adjam (en arabe : عجم, pluriel de عجمي / 'adjami) désigne à la base les non-Arabes, mais il prend souvent le sens de Persans et notamment ici.
 

Depuis le début de l'Islam en Perse, les arts islamiques se sont répandus à travers tout le pays. Ainsi de nombreux artistes persans ont commencé à travailler sur les diverses formes d'arts islamiques et notamment sur la calligraphie.

Parmi les Persans qui ont contribué à la grandeur de la civilisation islamique, on retient dans le domaine de la calligraphie arabe deux noms : Ibn Mouqlah ash-Shirazi (m. 328 H.) et Ibn al-Bawwab (m. 413 H.)

Tous deux ont participé à la codification de l'écriture arabe sous l'ère des Abbassides et notamment à celle du Naskh, que l'on utilise encore de nos jours.

 

Les 8 premières pages du manuscrit du Coran rédigé en Naskh par Ibn al-Bawwab à Baghdad en 391 H. (~1000 G.).
Les 8 premières pages du manuscrit du Coran rédigé en Naskh par Ibn al-Bawwab à Baghdad en 391 H. (~1000 G.).
Les 8 premières pages du manuscrit du Coran rédigé en Naskh par Ibn al-Bawwab à Baghdad en 391 H. (~1000 G.).
Les 8 premières pages du manuscrit du Coran rédigé en Naskh par Ibn al-Bawwab à Baghdad en 391 H. (~1000 G.).
Les 8 premières pages du manuscrit du Coran rédigé en Naskh par Ibn al-Bawwab à Baghdad en 391 H. (~1000 G.).
Les 8 premières pages du manuscrit du Coran rédigé en Naskh par Ibn al-Bawwab à Baghdad en 391 H. (~1000 G.).
Les 8 premières pages du manuscrit du Coran rédigé en Naskh par Ibn al-Bawwab à Baghdad en 391 H. (~1000 G.).
Les 8 premières pages du manuscrit du Coran rédigé en Naskh par Ibn al-Bawwab à Baghdad en 391 H. (~1000 G.).

Les 8 premières pages du manuscrit du Coran rédigé en Naskh par Ibn al-Bawwab à Baghdad en 391 H. (~1000 G.).

L'Empire safavide et l'imposition du rafidisme à l'Iran

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Malheureusement, beaucoup de Musulmans ne sont pas au courant de l'impressionnante histoire du sunnisme en Iran. Beaucoup ne savent pas que les Iraniens, particulièrement les Perses depuis l'arrivée de l'Islam (amené par les Compagnons arabes, abyssiniens, romains... et perses !), étaient sunnites et non rafidites. 

En fait, la conversion des habitants du plateau iranien fut graduelle et même 300 ans après la chute des Sassanides, il y avait encore d'importantes communautés zoroastriennes en Iran. L'idée selon laquelle les Perses ont été forcés de se convertir à l'Islam par le Calife 'Omar n'est rien qu'un mensonge. Les différents califes qui se sont succédé ont toujours laissé la liberté religieuse aux Zoroastriens, contre capitation. 

Cependant, la seule religion à laquelle les nobles habitants de la Perse durent se convertir par la force est... le shiisme duodécimain (rafidisme) !

Le rafidisme était alors étranger à l'Iran, excepté dans certaines régions, telles que Qom et Kashan. Les Persans avaient une dure opinion du rafidisme et les savants persans écrivirent de nombreux textes pour la défense de la Croyance des Gens de la Sounnah, la défense des Califes Bien-Guidés et la réfutation du rafidisme.

Il ne fait aucun doute que les partisans du rafidisme ont entrepris de nombreux changements en Iran par la force et par le meurtre.

Cette usurpation date de l'époque des Safavides, une dynastie étrangère à la Perse, puisque d'ascendance grecque, turque, azérie et kurde, issue d'une confrérie soufie, qui s'impose dans la région à partir du Xe siècle hégirien (XVIe siècle grégorien). De plus, la nouvelle dynastie se distingue de la population par les croyances qu'elle professe. Si la population persane est alors en majorité sunnite, les Safavides, eux, vont adhérer au rafidisme.

A l'origine, les Safavides forment une dynastie de maîtres soufis qui remonte au VIIIe siècle hégirien (XIVe siècle grégorien). Ils opèrent dans une région alors dominée par deux puissantes confédérations tribales turques : les Qara Qoyounlou (Moutons Noirs) et les Aq Qoyounlou (Moutons Blancs). Les Safavides trouvent leurs adeptes auprès des populations turkmènes de l’Azerbaïdjan. Parmi ces partisans, on retrouve des extrémistes shiites.

Voulant contrer la puissance ottomane, qui à l'époque avait déjà porté de sévères coups à l'Empire Romain d'Orient, Jean IV de Trébizonde, empereur de l'ultime état romain dans la région, noue des alliances avec les adversaires des Ottomans. Ainsi, sa fille Théodora épouse Ouzoun Hasan, le chef turkème des Aq Qoyounlou, ennemi des Ottomans. De cette union entre la princesse gréco-romaine et le chef turkmène naît une fille, Halimah (connue sous le nom nazaréen de Marta). Cette dernière se marie avec le neveu d'Ouzoun Hasan, qui n'est autre que le maître soufi safavide Haydar, et lui donne un fils : Isma'il.

Isma'il (Isma'il Ier) est considéré comme le premier souverain des Safavides. Avec l'aide de ses partisans rafidites issus de tribus turques, les Qizilbashes, il conquiert le Kurdistan, l'Iraq et la Perse et pousse ses troupes vers la Transoxiane contre les Ouzbeks.

L'Encyclopedia Iranica dit à propos de ces Qizilbashes :

« Leurs principaux partisans étaient des groupes tribaux turkmènes connus sous le nom de "Qizilbash", "Têtes rouges", en référence à la coiffe rouge, qu'ils auraient adoptée du temps de Haydar [le père d'Isma'il Ier]. Ses douze plis symbolisaient leur allégeance au souverain safavide et aux douze imams shiites [...] Ils participent également à des rituels tels que le cannibalisme (Aubin, L'avènement, p. 45) et des beuveries sauvages (Matthee, The Pursuit, chap. 1 et 2) [...] Le Qizilbashes semaient aussi la terreur parmi la majorité sunnite, forçant les gens à condamner les trois premiers Califes [Abou Bakr, 'Omar et 'Othman, qu'Allah les agrée tous] en public... »

L'Encyclopaedia Iranica nous livre plusieurs aspects des croyances hérétiques de ces milices, qui petit à petit influencent leurs maîtres soufis safavides.

Par la suite, les Safavides d'Isma'il Ier s'opposent aux Ottomans de Salim Ier (le père de Souleyman Ier, dit Soliman le Magnifique) pour le contrôle des régions à l'Ouest de leur Empire. En Anatolie, les Safavides encouragent et organisent plusieurs rébellions shiites (chez les Alévis notamment) contre les Ottomans. Mais ces derniers parviennent à les mater. Le Kurdistan devient alors un enjeu stratégique et en 920 H. (1514 G.), Ottomans et Kurdes d'un côté, Safavides de l'autre, s'affrontent lors de la bataille de Tshaldiran, qui se solde par la victoire du camp sunnite. Les Safavides sont repoussés vers l'Est.

Cependant, les Safavides n'abandonneront jamais l'idée de vaincre les Ottomans et iront même jusqu'à comploter avec les états nazaréens d'Europe pour prendre à revers les Turcs.

Après la prise de Tabriz, Isma'il fait du rafidisme la doctrine officielle de son état. Les Safavides vont alors diffuser leurs croyances dans les territoires qu'ils contrôlent. Ils imposent les malédictions et les insultes sur les trois premiers Califes et vont jusqu'à organiser des fêtes et des commémorations du meurtre du Calife 'Omar, qu'Allah l'agrée. D'autre part, ils répriment durement toute contestation de la part des sunnites.

L'Encyclopedia Iranica nous donne un aperçu des persécutions :

«  Cela a été, cependant, rien de moins qu'un règne de terreur qu'inaugura le nouveau régime. Après la capture de la ville de Tabriz, en 907 H. (1501 G.), une ville dont la population était sunnite aux deux tiers, le Shah Isma'il menaça de mort tous ceux qui résistaient à l'adoption de la prière shiite dans les mosquées et il possédait des soldats qizilbashes qui patrouillaient dans les congrégations pour s'assurer que personne n'élève la voix [en signe de protestation] face aux malédictions lancées contre les trois premiers califes, vus comme les ennemis de la Famille du Prophète [...] Des meurtres de masse d'éminents membres de la communauté sunnite se déroulèrent dans de nombreux lieux, notamment à Qazwin, Isfahan, Shiraz et Yazd. Les mosquées sunnites étaient profanées ainsi que les tombes d'éminents savants sunnites. »

A propos de la destruction des mosquées sunnites, l'ambassadeur portugais en Chine, Tomé Pires, qui visite l'Iran vers 917 H. (~1511 G.), raconte :

« Il [Shah Isma'il Ier] détruit les maisons des Maures qui suivent Mohammed. »

Toujours dans l'Encyclopedia Iranica, on peut lire :

« La quasi éradication du sunnisme sur le plateau iranien, réalisée par plusieurs moyens, a dû être graduelle et au moins dans certains lieux, cela consistait initialement en une acceptation pragmatique et de façade de cette croyance [rafidisme] imposée par la force. Les notables sunnites de Qazwin en particulier ont fait preuve d'obstination et plusieurs d'entre eux furent exécutés durant le règne de Shah Tahmasb Ier [fils d'Isma'il Ier] pour "déviance religieuse" [...] Il y a des preuves aussi de la persistance de loyautés sunnites dans certaines localités durant le règne de 'Abbas Ier [petit-fils de Tahmasb Ier], particulièrement dans l'Est de la Perse. En 1008 H. (1599 G.), il lança une campagne de persécution contre les sunnites de Sorka (Semnan), mais trois décennies plus tard, le sunnisme était toujours répandu dans la ville, bien que plus faible dans les environs. »

Et les exemples de persécutions de la part des autorités safavides envers la population sunnite sont innombrables comme on peut le constater en lisant l'Encyclopedia Iranica au sujet de cette période de l'histoire de la Perse.

Du fait de l'intolérance des Safavides, beaucoup de sunnites, parmi lesquels des savants, fuient la Perse pour les états sunnites voisins : l'Empire Ottoman, l'Arabie, l'Empire Moghol ou le Turkestan (Asie Centrale).

Dans le même temps, les souverains safavides font appel à tous les shiites du monde pour rejoindre l'Empire Safavide, afin d'augmenter la part de la population shiite. Ainsi, beaucoup d'Arabes originaires du Levant, d'Iraq, du Bahreyn viennent s'installer en Iran. Ce n'est qu'au XIIe siècle hégirien (XVIIIe siècle grégorien) que le rafidisme s'impose largement auprès des masses. 

Ainsi, l'imposition du rafidisme se fit par la force et la contrainte.

Cependant, aujourd'hui encore, des minorités sunnites vivent toujours en Iran, dans le Kurdistan, dans l'Ahwaz, dans le Baloutchistan et dans le Khorasan.

La Perse Islamique
Distribution ethnico-religieuse de l'Iran contemporain. Les minorités sunnites vivent dans le Kurdistan, dans l'Ahwaz, dans le Baloutchistan et dans le Khorasan.

Distribution ethnico-religieuse de l'Iran contemporain. Les minorités sunnites vivent dans le Kurdistan, dans l'Ahwaz, dans le Baloutchistan et dans le Khorasan.

Un fait : 

Avant l'invasion safavide, l'Iran était à majorité sunnite depuis près de mille ans et avait produit les plus grands savants qui ont marché sur Terre, dans le Hadith notamment (comme al-A'mash, al-Boukhari...), mais aussi les meilleurs grammairiens de la langue arabe (comme Sibaweyh, al-Firouzabadi...). La liste des savants de la Perse islamique est longue, nous l'avons déjà vue dans cet article. Les Arabes se rendaient chez les Persans pour apprendre le Hadith, la Jurisprudence islamique et la langue arabe !

L'Iran des Safavides est à majorité shiite depuis seulement 500 ans. Il n'a produit que quelques célèbres personnages comme al-Madjlisi (m. 1110 H.), l'organisateur de la doctrine rafidite en Iran. Lui et son père servaient littéralement de savants du palais (dans le sens péjoratif du terme) pour la dynastie criminelle des Safavides, qui est à l'origine de la "rafidisation" de la Perse. L’intolérance religieuse des Safavides a fait fuir de nombreux savants, scientifiques et artistes, vers l'Empire Ottoman et l'Inde des Moghols, notamment. En ce qui concerne le reste, il n'y a guère que de piètres spécimens. Pour apprécier leur niveau, il suffit d'observer les ayatollats contemporains, qui ne sont même pas capables de réciter un seul verset de la Sourate al-Fatihah avec les bons points d'articulation et avec embellissement.

Qu'a produit l'Iran safavide mis à part le chaos dans le Monde Islamique ? Quelle guerre ont-ils menée pour la défense et le triomphe de l'Islam ? Depuis leur arrivée au pouvoir, les rafidites n'ont eu de cesse de combattre les Musulmans : hier les Ottomans et les Ouzbeks, de nos jours, les Arabes du Levant, de l'Iraq, de la Péninsule et du Golfe ainsi que les Arabes, les Kurdes, les Baloutches et toutes les minorités sunnites qui vivent à l'intérieur même de l'Iran.

Voilà la véritable oeuvre des Safavides : la mécréance et le meurtre !

Lire : L'Iran safavide


Sources :

Siyar A'lam an-Noubalaa
L'Oeuvre des Quatre Califes
Al-Mouqaddimah
www.sonsofsunnah.com
AbouLwaqt

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